Le site de Altansandal - 2021

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Ce site se trouve dans l’Arkhangai, en Mongolie centrale. La montagne Altansandal se situe à proximité de la rivière Khoit Tamir. Autour d’elle, de nombreuses sépultures et structures, qui semblent essentiellement dater de l’âge du Bronze ont été repérées. Certaines d’entre elles ont déjà été fouillées entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1970 par des archéologues mongols et russes. Parmi elles, des sépultures Afanas’evo. Les fouilles de sépultures énéolithiques sont encore extrêmement rares en Mongolie alors même qu’il s’agit d’une période très importante pour la compréhension de l’histoire de l’apparition des premières populations d’éleveurs dans cette région et de la pratique de la métallurgie du cuivre et du bronze. Trois des supposées tombes d’Altansandal ont donc été fouillées en 2021 : malheureusement, malgré les forts espoirs que nous y avions placés, et, à vrai dire, avec grande surprise, ces structures se sont avérées vides.

L’autre objectif de cette mission était la fouille du khirgisuur de l’âge du Bronze final. Ce grand khirgisuur est une large structure dont l’emprise au sol est de l’ordre de 200 mètres (nord-sud) sur 175 mètres (est-ouest) constituée d’un tumulus central, entouré d’un enclos quadrangulaire d’environ 105 mètres de long sur son plus grand côté (est). Sur trois de ses côtés (nord, est, sud), on observe des alignements d’environ 400 tumuli satellites, l’ensemble étant inséré dans un espace délimité par près de 200 cercles de pierres. Il présente toutes les caractéristiques de khirgisuurs tels qu’ils ont pu être décrits par Allard and Erdenebaatar (2005, 2007) ; Fitzhugh (2009).

La fouille a concerné 30 tertres répartis sur toute la surface : 8 dans la partie nord /nord-ouest du complexe, 14 dans la partie nord-est / est, 5 dans la partie sud-est et 3 dans la partie sud-ouest. Trois de ces structures étaient vides, les autres ayant livré des restes de chevaux, parfois sous la forme de tête accompagnées de vertèbre de cou et des dernières phalanges, parfois sous la forme de quelques dents seulement. Des données concernant la nature et l’interprétation des vestiges d’équidés dans ces complexes funéraires peuvent être consultées dans les articles publiés par Lepetz et al., 2019 et Zazzo et al., 2019, disponibles dans la page Ressources.